Concert de la Maîtrise

de Garçons de Colmar

 

samedi 8 avril 2000 - Eglise du Château - Brumath, Bas-Rhin - 20h30

 

Arlette Steyer

(direction )

Aniella Zins

(soprano)

Gérard Schultz

(alto)

Philippe Froeliger

(ténor)

Jean-Bernard Arbeit

(baryton)

Jocelyn Desmares

(baryton)

Emmanuelle Guigues

(viole de gambe)

Antoine Sobczak

(contrebasse)

Jean-Sébastien Kuhnel

(théorbe)

Pierre Gerthoffert

(orgue et clavecin)

 

 

Le programme:

Un itinéraire baroque

A propos de la musique religieuse en France sous Louis XIV

Sous le règne de Louis XIV, la musique religieuse, encore en grande partie tributaire de l'héritage polyphonique franco-flamand, voit néanmoins l'adaptation au goût français de deux principales innovations italiennes : la polychoralité (vénitienne) et la monodie accompagnée (florentine, à l'origine) - ce dont témoigne, entre autres, l'adoption de la basse continue vers 1650, par Henry Du Mont, parmi les premiers. Après 1643, Mazarin n'a de cesse de promouvoir devant le public français (noble, bien sûr) cet art musical transalpin si impressionnant et si extraordinairement nouveau, mais contre lequel s'élève déjà bien des voix qui lui reprochent ses excès dans la virtuosité et la théâtralité. Cette italianisation de l'art musical français eût pu tranquillement et totalement s'achever si le nouveau roi, en prenant le pouvoir en 1661, n'imposait, avec la monarchie absolue, l'affirmation d'un style proprement national dans tous les arts. On le sait, c'est paradoxalement à l'Italien Gian Battista Luili (bientôt francisé en Jean-BaptisteLully) qu'incombe cette tâche qu'il va mener à bien, tant dans le théâtre musical que dans la musique sacrée. Cependant, malgré les pouvoirs exhorbitants accordé à Luüy et à ses zélotes, la musique italienne garde ses partisans en France, nombreux et actifs, surtout dans les milieux ecclésiastiques et certaines franges de la noblesse, tous friands des nouveautés que produit continuellemment l'Italie à cette époque. Il s'ensuivra une interminable dispute, parfois une véritable guerre, entre les deux styles, l'italien et le français, qui durera jusqu'au milieu du, XVIIIe siècle -en dépit du souci de "réunir les goûts" de François Couperin, grand admirateur de Luüy et de Corelli. Parmi les compositeurs, rares sont ceux qui, très tôt, comme Marc-Antoine Charpentier et Sébastien de Brossard (maître de choeeur à la cathédrale de Strasbourg durant quelques années), tentent de concilier les styles dans leurs œuvres, prenant appui sur leur commune esthétique baroque, fondée sur la mise en scène des affects au service de l'expression religieuse.

 

Les interprètes:

La Maîtrise de Garçons de ColmarTémoin du renouveau des maîtrises en France, la Maîtrise de Garçons de Colmar s'inscrit dans la mémoire de ces choeurs qui ont jalonné l'histoire musicale des siècles passés. Riche d'un héritage, elle désire transmettre les œuvres dans un souci permanent de recherche et de fidélité. Composée de trente garçons et de vingt hommes, la Maîtrise est dirigée par Ariette Steyer. Formée à la Maîtrise de Radio France, membre des Arts Florissants avec lesquels elle a enregistré de nombreux disques, elle anime des rencontres internationales de chant choral et poursuit une carrière de soliste. Le répertoire de la Maîtrise s'étend du grégorien à la musique contemporaine, avec une large palette d'œuvres baroques. Des chefs et des compositeurs prestigieux l'ont dirigée : Gilbert Amy, Pierre Cao, Theodor Guschibauer, Edward Higginbottom, Eliahu lnbal, Jean-Claude Malgoire, Dominique Vellard... Titulaire  de  nombreuses  et  prestigieuses  récompenses nationales et internationales, la Maîtrise de Colmar a également enregistré plusieurs CD, notamment de musique religieuse.

Programme détaillé:

Sébastien de Brossard

(vers 1655-1730)

 

Miserere mei Domine

Marc-Antoine Charpentier

(vers 1613 -1704)

 

Sicut spina rosam

Henry Du Mont

(1610 -1684)

Magnificat du 2ème ton

Sébastien de Brossard

Missa quinti toni.

  • Gloria
  • Elévation
  • Agnus Dei
  • Domine salvum facregern

 

Henry Du Mont

Cantate Domino (Psaume 95)

Marc-Antoine Charpentier

Gaudia virginis

Marc-Antoine Charpentier

Inviolata intégra

André Raison

(vers 1650-1719)

Messe du 2ème ton pour orgue.Sanctus

  • Benedictus
  • Elévation
  • Agnus Dei

 

Marc-Antoine Charpentier

Le Reniement de saint Pierre,oratorio

 

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Dernière mise à jour du site mercredi 7 février 2000

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